jeudi 4 juillet 2013

Anxiogène



En participant à un atelier d'écriture avec plein de gens intéressants (et parents) où j'ai montré une première version de mon histoire, j'ai donné lieu à un débat spontané sur les éléments effrayants dans les albums jeunesse. Est-ce qu'on achète des choses qui font peur à ses enfants ? Est-ce que c'est approprié ?
J'étais ravie d'avoir déclenché ça de manière spontanée car c'est une question importante et que je ne sais pas moi-même où je me situe exactement (dans le sens où je ne pense pas spécialement à un public cible.) Illustrations pour adultes ? Pour enfants ? Pour les deux ?
Est-ce que certains éditeurs prennent les enfants pour des idiots en censurant ou en polissant les histoires qu'ils leur proposent ? 
Il y avait du contre, il y avait du pour, et ça m'a fait plaisir d'en discuter.

4 commentaires:

  1. C'est vrais que se petit débat à été une belle surprise.

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  2. C'est une question intéressante !
    Les histoires pour enfants ont toujours fait flipper il me semble !
    (pas toutes je veux dire, mais depuis longtemps)

    Je me souviens d'une théorie de chez Disney : en gros selon eux, il peut se passer des tonnes de choses horribles dans l'histoire, si ça finit bien, l'enfant n'est pas traumatisé.
    (d'où le changement de toutes les fins d'histoires préexistantes-sans-happy-end chez Disney comme la petite sirène, etc.)

    Personnellement, j'ai lu les vrais contes de Perrault petite, et je m'en sors assez bien dans la vie. (oui, même si le Petit Chaperon Rouge, lui, ne s'en sort pas !)
    Je pense que les enfants ne projettent pas du tout ce qu'un adulte peut projeter dans une histoire. Ils n'ont pas autant peur que nous. Voire ils aiment se faire un peu peur...
    Normalement (!), ils connaissent moins de choses glauques de la vraie vie...
    Donc la peur est souvent encore imaginaire.

    Bon, ça c'est mon avis.
    Et vous ? C'était quoi vos idées/conclusions ?

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  3. Je crois que même enfant, je les aurai aimées, tes images. Elles m'auraient fait peur mais elles m'auraient marqué. Gamin, j'avais plein de livres remplis d'images toutes plus lisses et mignonnes les unes que les autres, qui ne m'ont laissé aucun souvenir. Et j'avais aussi un livre avec des illustrations de Ludovic Debeurme, qui me répugnaient et me fascinaient à la fois. Celles-là, je n'ai jamais pu les oublier, et elles font partie des images qui m'ont donné envie de faire du dessin.

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  4. Excuse moi de mettre ça ici, je ne sais pas trop où le dire, mais j'ai vu un de tes dessins sur Chimère à barbouilles que je trouve simplement sublime: DIMANCHE 2 DÉCEMBRE 2007 La seconde Chimère.
    La chimère est un symbole très fort et personnel pour moi, et j'aimerai me faire un tatouage dans le style de ce dessin. Voudrais-tu le faire?

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On en discute ?