lundi 29 juin 2009

Harajuku

*se retient de marmonner le sempiternel refrain du ça-rend-mieux-en-vrai*



A cause de la fermeture de la boutique Album à Bercy, le festival Delcourt n'aura plus lieu là-bas, faute de partenariat avec un libraire. Seulement ce festival s'accompagnait de la très cool convention Harajuku, qu'une foule d'irréductibles fanzineux s'emploie actuellement à sauver et à maintenir.

Article détaillé sur le blog de Nephyla

Une grosse tombola sera organisée au stand Harakuju pendant Japan Expo, et quelques dessins modestement confectionnés par ma pomme (dont celui qui illustre cet article) feront partie des nombreux lots à gagner. Beaucoup de fanzines mettent la main à la pâte et ça promet d'être énorme. Foncez pour la bonne cause !

(Vous pouvez également cliquer sur cet amour de canard, dans le menu de droite)

mardi 23 juin 2009

Japan Expo here I come !


"Eh bien alors ? Et les grandes promesses d'aventures dessinées ?"



Oui, bon...
Je ne chôme pas pour autant, puisque je serais présente à Japan Expo avec mon petit Estampes, toujours, et aussi Bidouilles, premier du nom, un carnet de croquis miniature dont je vous ai découpé de petits carrés amuse-gueules, en attendant !





Rho et puis aussi, Raxxon m'a généreusement invitée à squatter les pages de son numéro hors-série, spécial cinq ans ! J'ai donc concocté et soumis, en toute modestie (et en toute insomnie) une petite photo de classe des grandes méchantes classieuses qui peuplent ce riche univers...



Ouuuh, moi j'ai hâte d'y être, pas vous ?

mardi 16 juin 2009

Gravure


*CLIC*




Merci Ames (qui me fait quand même genre découvrir complètement la vie par moments.) Après un retard honteux (mais on commence à avoir l'habitude) j'ai d'ailleurs mis Chimères à jour ! Courez voir !

jeudi 4 juin 2009

Ours et poupées


Le retour de l'ours...

Et aussi, comme ma petite soeur vient de gagner un concours de vidéos (sur l'environnement) et que je suis super fière, je vous mets sa dernière création, qui est toute mignonne...



L'Atelier
envoyé par Lylau

(belle, intelligente, talentueuse... hum, moi je dis, l'adolescence difficile et l'âge ingrat sont des concepts qui se perdent, ces jeunes ne respectent plus rien ;)

samedi 30 mai 2009

Feuilles et pluie

"Pfff... on la laisse toute seule cinq minutes et voilà qu'elle retourne se vautrer dans ses personnages à grand z'yeux elfiques."
"Et dans ses poissons."
"Incorrigible."


"Y paraît qu'elle fait ça pour la Japanesspo, un truc du genre."
"Japan Expo."
"Oui, ben moi aussi je peux retailler mes dessins en carré, hein ?"
"Tu dessines, toi ? Je croyais que tu n'étais qu'un ectoplasme psychique crée uniquement pour les besoins du scénario..."
"..."







"D'ailleurs elle nous charge de signaler qu'elle y sera les quatre jours, du 2 au 5 juillet, qu'elle aime toujours autant les échanges de dessin et les papotes, et qu'elle essaie de concocter d'autres trucs sous la bannière d'Absylia."
"... franchement, faire les annonceurs comme ça, ça me tue. La dignité des ectoplasmes psychiques convoqués pour les besoins du scénario, c'est vraiment un truc qui se perd."
"On est d'accord."

vendredi 22 mai 2009

Des fois, les étoiles filantes, ça marche !


Je suis admise aux arts décoratifs de Strasbourg !
Et j'aime le monde entier.

Allez, tous les gens qui commentent, je leur fait des bisous.

samedi 16 mai 2009

Ascension

Maquette de pseudo-scénographie pour un hypothétique décor (le Dom Juan de Molière.)
La ville ne cesserait de s'enfoncer, de devenir chaotique tout au long de la pièce pour permettre à Don Juan de monter toujours plus haut, jusqu'à la chute finale.

(Tous les éclairages sont faits avec du bidouillage de lampes, je n'ai pas eu recours à la retouche photo)

d'un peu plus près :


Sur ce, je pars pour Paris passer un oral à Estienne, soyez sages !
Et venez donc discuter dans les commentaires de l'article juste en-dessous !

vendredi 15 mai 2009

Divagations théâtrales - Galin Stoev

Un petit dessin d'Isabelle, pétillant personnage de fille à marier dans l'Illusion Comique de Corneille qui se joue en ce moment à la Comédie Française (mise en scène de Galin Stoev.)


J'ai beaucoup apprécié Isabelle, avec sa chevelure interminable, ses chaussures de femme sous des chaussettes tombantes et ses manières de gamine amoureuse, boudeuse, qui traverse le plateau en dansant et chantant, se cache et échappe à ses prétendants. C'est précisément le type de vision un peu moderne/poétique de personnage "classique" qui sonne juste à mes yeux. Parce que le caractère reste intact et compréhensible sans s'encombrer d'informations historiques.
Là, j'hésite un peu à me lancer dans un article conséquent, parce que les images n'abondent pas sur le net, et que je risque de manquer d'arguments visuels pour étayer mon avis de geek théâtrale mal dégrossie.
Essayons tout de même.
Pour commencer, l'Illusion Comique, c'est une pièce très compliquée. Du théâtre dans le théâtre dans le théâtre. Genre, l'illusion d'un magicien montre à un père la vie de son fils perdu, sauf que cette vie qu'on croyait être vraie s'avère être la pièce de théâtre jouée par ce fils dont on découvre à la fin qu'il est comédien. Moralité : c'est pas si nul d'être intermittent du spectacle. (pardon)
Vous allez dire que je vous gâche tout le suspens, sauf que voilà, la mise en scène que j'ai vue part un peu du principe que l'avantage d'un classique, c'est que tout le monde le connaît. On peut donc jouer un peu avec, "créer un paradoxe où l'on est à la fois respectueux et insolent", dit justement le metteur en scène.

D'emblée, ça ne plaît pas à tout le monde, parce que pas de beaux costumes, où va la tradition, je vous l'demande. Okay, vous pourriez me dire : "on sait depuis Johnny Cash que jouer en costard à la radio rend l'acoustique plus classe, donc le costume c'est important !" Sauf qu'au théâtre, le costume est une information visuelle comme le décor et le jeu, il fait partie du propos du metteur en scène/équipe artistique. Donc si le propos c'est pas de dire "Hé, cette pièce a été écrite en 1635, par Corneille, auteur classique ne l'oublions pas !", je ne vois pas l'utilité de faire porter des costumes d'époque aux acteurs, ça crée une information visuelle qui se ballade, et peut éventuellement parasiter le reste.

Je n'innove pas trop en disant tout ça, mais j'ai un peu cherché à savoir pourquoi cette pièce avait si peu de succès, et c'est un argument qui revient souvent dans les articles que j'ai pu lire.

Au début, on a effectivement cette impression de dépouillement moderno-dépressif. Sol noir, pas d'effets spéciaux, du coup, l'illusion, c'est juste le père qui s'asseoit sur une chaise et regarde les comédiens, dont son fils, investir la scène.

Ce que j'aime bien avec Galin Stoev, c'est que dans chaque spectacle que j'ai vu de lui il crée des espaces où les personnages sont en stand-by, on les voit attendre le moment où ils vont revenir sur le devant de la scène. Et à mon sens, c'est particulièrement pertinent ici. Le magicien interromp parfois leurs gestes, les dirige, on sait que de toute façon il orchestre tout, que tout ça c'est pour de faux. Le décor ressemble à une espèce de collège ou d'immeuble design, dont on se rend progressivement compte qu'il n'a aucune logique (escalier qui ne mènent nulle-part, cellules de verre dans lesquels les comédiens s'enferment parfois, vitres au travers desquelles se déploie tout un jeu de communication, de séduction, de fuite). C'est un peu à nous de décider ce que ça représente, et ce genre d'idées me plaît.

Il y a de belles images : peinture blanche que grattent les personnages sur les vitres jusqu'à apparaître au travers. Courses-poursuites amoureuses entre Isabelle et ses différents prétendants (ils la suivent en chantant de façon pseudo lyrique, elle leur crie dessus pour les repousser.) En particulier une qui m'a beaucoup touchée, et qui montre bien à quel point tout l'espace et tous les angles de vue sont maîtrisés dans cette mise en scène : quand on est en orchestre, dans la salle, on peut voir le "plafond" d'un couloir du décor.
Eh bien ce plafond est transparent-mat, et on peut voir Isabelle faire les cent pas "à l'étage", ses petites chaussures rouges et sa robe sont visibles à travers ce plafond !

Tout ça pour dire que... moderne, dépouillé et froid, je ne pense pas. J'aime bien voir des choses différentes, et pour le coup, j'ai trouvé cette différence plutôt réussie.

(je m'arrête là par peur de vous assommer définitivement, mais pour les théâtreux hardcore, le dossier de presse est cool. Et si vous voulez discuter, laissez-moi de petites grenadines !)

lundi 11 mai 2009

Flap flap flap









dimanche 10 mai 2009

Pincement








Marseille-Paris-Strasbourg-Marseille. Et Marseille-Paris-Marseille bientôt, de nouveau. La candidature-session continue. Du coup ça fait beaucoup de train, et beaucoup de gribouilles. Pas forcément du joyeux, parce que j'ai des petits soucis qui font mal. Vous apprécierez tout de même la note d'espoir finale.

Strasbourg, indépendamment des bobos (les bobos qui font mal hein, pas ceux qui mangent bio), c'était juste la classe. D'ailleurs un poutou à Tatia si elle échoue par ici. Je crois que j'ai envie d'être alsacienne maintenant, c'est malin...